Un jour les kalachnikovs lanceront des fleurs.

De l'AmOur. Avec des frites s'il vous plait.

mardi 27 novembre

#87 Parfois ça arrive.

Et si on construisait des cathédrales en allumettes.

Et s’il neigeait des chamalows.

Et si on partait loin, très loin.

Et si demain il y avait du soleil.

Et si en fait on crevait pas tous à la fin.
Et si ta gueule je t’aime.

Posté par Woops à 20:14 - La gazette. - Rétroliens [0] - Permalien [#]


dimanche 25 novembre

#86 Petite Prostate deviendra grande. Une histoire de pingouins dans les champs et d'hivers méchants.

Sans_titreMême si c’est fini.

Même si derrière les sourires et les déclarations ne se cache plus qu’une grande hypocrisie.

Même si on dérive peu à peu et que personne ne fait rien.

Même si on a traversé ensemble des choses si lourdes et si dures.

Même si j’ai partagé avec vous des moments magnifiques, des petits bouts d’éternité que je range précieusement.

Même si j’ai perdu les mots qui « vous filaient des frissons dans le dos ».

Même si tout ça et encore bien d’autres choses, nous sommes toujours là, enfermées dans nos vies, incapables de se parler avec l’insouciance d’avant. J’aurais voulu ne pas pleurer samedi soir. J’aurais voulu m’en foutre, me dire que tout ça ne nous concernait pas. Mais ça aurait été mentir.

Les Prostates c’est fini. Mais nous sommes toujours là à compter les miettes de tendresse. Et il en reste, des milliers.

Vous avez toujours été importantes à mes yeux, et ça a beau être fini, ce pont entre nous cinq, vous le restez. Alors ne faisons pas comme si de rien n’était. Qu’on se voit, qu’on rit, en tant que Prostates ou non, peu importe l’appellation pourvu qu’il y ait du soleil.

Posté par Woops à 14:58 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 06 novembre

#85 Elle est profondément. Je suis intensément (et incompréhensible, par la même occasion).

Ce soir, je suis ringarde. Enfin un peu plus que les autres soirs quoi.

J’écoute du Whitney Houston. Roh la honte me direz-vous. Et je vous répondrais que pas un seul instant je n’ai songé aux conséquences ma foi désastreuses de cet acte. Comme je le disais à Théo pas plus tard que tout à l’heure, les chansons de Whitney Houston, c’est un peu comme la vie. Des hauts, des bas, et au final ça parle d’amour. Triste, heureux. Ca en parle plus ou moins bien d’ailleurs. Mais bref, écouter du Whitney Houston, c’est un peu la méga teuhon quand même.

Encore plus ringard : le lycée me manque. Là, j’imagine la moitié de vous sortir flingues et bazookas. L’autre moitié étant déjà partie se pendre, parce que Whitney Houston, ça pique un peu les yeux quand même. Mais bon, c’est pas le lycée au sens cours, profs, notes et compagnie qui me manque, c’est tout ce qu’il y a autour.
Milore qui chante dans le bus, le matin à sept heures juste pour le plaisir de me mettre la honte. Marine qui parle, parle et parle, encore et encore. Parce qu’elle le vaut bien. Barbara qui passe en hurlant sur son vélo, et Océane, toujours pressée. Charlotte, sa guitare et sa voix magique. Et pis Diego, l’homme guimauve. Antoine, ses genoux gelés. Julien, et les échos de « oh l’bordel » qui résonnent encore à nos oreilles. Nos “ta mère“ dès que quelqu’un parle. Et le reste, qui défile devant nos yeux fixes, toutes les petites choses de tous les jours, ces petites choses qui me manquent, là tout de suite maintenant. Une clope, leurs rires, ses bras. Et tout va.

C’est si simple, parfois.
Quelqu’un m’a dit que j’écrivais bien, que je postais des photos superbes. Mais que je pouvais faire mieux. A cette personne, je réponds que peut être. Que oui.

Peut être… que non. 

Posté par Woops à 20:36 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 05 novembre

#84 La danse des fraises tagadas.



Cinq novembre.

C’est fou quand même. Cette journée c’est un peu comme un  anniversaire, une petite mort, un peu des deux. Deux ans, c’est long deux ans. Qui se sont écoulés, tant bien que mal. Deux ans qui on transformé la petite fille que j’étais, fière d’entrer au lycée et impatiente de découvrir la vie, en … en quoi d’ailleurs ? Je ne le sais pas moi même. J’ai tellement changé, en si peu de temps, ça me fait peur quand j’y repense.
J’étais mal dans ma peau, maintenant ça va. J’avais un peu peur de plus tard, je n’y pense plus. J’étais prête à tout subir, par amour ou quelque chose qui y ressemble, je n’ai plus besoin d’être prête à tout.
Oui, j’ai changé. Et plus dans le dernier mois que dans les onze qui ont précédé. Ou si, j’ai changé pendant ces mois là, mais pas forcément dans le bon sens. Je me suis endurcie. Je n’étais pas malheureuse, du moins, pas tout le temps.
J’ai eu mal, je me suis brûlé plusieurs fois. Puis un jour j’ai décidé de ne plus jouer avec le feu : j’ai tout laissé tomber. J’étais sans lui, je ne savais pas où j’allais. Tout ce à quoi je me raccrochais, je l’ai rejeté, d’un coup. Et j’ai appris à vivre sans son approbation. Ca a fait mal, encore une fois. Mais parfois certaines douleurs sont nécessaires, pour en éviter des bien pires.
Pendant longtemps, j’ai regretté mon choix. Plus maintenant.

Oui, je crois que c’est ça, ce qui a le plus changé en moi. Je n’ai plus besoin de l’approbation de qui que soit. Je suis telle que je suis, je m’assume. Et surtout, je ne regrette pas.
On aurait pu être amis, dans une autre vie. Mais les choses sont telles que je ne crois pas que ce soit possible. Parce qu’il me déçoit, parfois. J’ai toujours de l’estime pour lui, mais l’image parfaite que je m’étais forgée s’écorne, peu à peu. Au fur et à mesure du temps, au fur et à mesure que j’apprends qu’on peut aimer sans souffrir.

-FIN-

Posté par Woops à 13:32 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 04 novembre

#83

pasteur_park__3_Vous savez, je les ai détestées des fois. Parce qu’elle étaient là, à me dire ce que je voyais bien mais ne voulais pas entendre. Parce que j’avais peur, parce que maintenant, j’avais quelque chose à perdre, alors que ça ne m’était jamais réellement arrivé. Je les ai détesté, pour ça, et pour d’autres choses. Pour des centaines de milliers de raisons, à commencer par nos différences, à finir par nos manques. Nos malheurs, nos soirs de cafard. Et puis en fait, quand j’y repense, avec pas mal de recul et un soupçon de maturité en plus, heureusement. Heureusement qu’elles étaient là, à me donner des raisons de les détester, car sinon je serais tombée, depuis longtemps. Parce que ces raisons de les détester, c’était tout ce qui était important dans ma vie. Elles étaient tout ce qui comptait, tout ce qui durerait. Tout ce pour quoi je me battais. Pour qu’elles aillent bien. Qu’elles sourient. Et qu’elles oublient les jours de tempête.
Elles m’ont ouvert les yeux sur tout, sur la vie, sur les jours qui passent, alors qu’elles n’en savaient pas plus que moi. Elles ont partagé, je crois, mes plus belles années. Celles de l’insouciance, celles de la lumière, quand tout est à découvrir et pas grand chose à regretter. Je les aime, c’est peu dire je crois. Et un merci vaut ce qu’il vaut, c’est à dire pas grand chose, mais je ne crois pas qu’on ai trouvé plus beau mot, pour elles, pour nous.
Je les ai détestées, et puis j’ai oublié de le faire. Parce que ce sont des perles, chacune à leur manière. Des perles rares, et moi je les ai trouvées. Et les années auront beau passer, les kilomètres s’accumuler, elles sont et resteront mes perles. Malgré tout ce qu’elles peuvent croire, malgré tout ce que je dis mais ne pense pas toujours. Malgré les coups de gueule, les prises de tête.
Trois ans, ça aura duré trois ans. Trois ans de fous rires, de déclarations en tous genres. De grandes allégresses, de vie de bohème. D’amour, d’amitié, un peu des deux. Trois ans de tout ce qui vaut la peine.
Alors j’écris, mes doigts effleurent le clavier le plus vite possible, j’écris pour me souvenir, dans des années, et ne rien oublier de ce que c’est, de Vivre.

Posté par Woops à 20:37 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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