Un jour les kalachnikovs lanceront des fleurs.

De l'AmOur. Avec des frites s'il vous plait.

vendredi 28 décembre

#93 L'inventeur du Pôle Nord était un collectionneur de flocons de neige.

Nora, c’est un peu comme… je ne sais pas vraiment quoi. Elle apparaît dans ma vie, puis disparaît comme elle est venue. Une heure, une soirée, puis des mois d’absence. Nora c’est un peu un mirage, mais joli, le mirage. Ca doit être pour ça que j’ai le sourire maintenant. Passer une après midi avec joli mirage, c’est un peu comme un épisode des Bisounours. Après tu souris bêtement à la vie, mais tu souris, et c’est ça le plus important. Enfin, je crois.

On a traîné des heures dans un bar, à papoter amour, nouvel an, année prochaine et autres futilités plus ou moins futiles. Puis on a traîné à la Fnac, rayon 0 à 8 ans. Et parfois, ça fait du bien de lire des monsieur-madame. C’est moins compliqué que la vraie vie, et ça met des couleurs pleins les yeux.
Malgré tout ça, les jolis mirages et les sourires, parfois, une seconde, un instant, il me manque terriblement. Alors je me dis que bientôt. Et je replonge dans les couleurs.

Posté par Woops à 19:18 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]


jeudi 27 décembre

#92 Tel un Sodebo oublié en plein soleil, je fonds.

Je n’avais pas écrit depuis longtemps, peut être parce que je n’avais rien à dire, ou si peu. Que je ne savais pas comment écrire. J’aurais voulu faire un bilan de cette année, mais quand j’y repense, elle me paraît si longue que je suis fatiguée d’avance. Il s’est passé tellement de choses, j’ai l’impression d’avoir plus grandi cette année que durant toute ma vie. Du coup du haut de mes trois pommes, j’ai un peu le vertige. Alors je préfère ne pas regarder en bas.

Je vais bien, merci, je n’ai pas à me plaindre. Et jusqu’à preuve du contraire, je ne m’appelle pas Emma Bovary, à psychoter toute seule. Je m’inquiète juste un peu en fait. Il y a quelques jours c’était Noël, du coup j’ai fait familial. Et aux questions routinières à propos du lycée, de la santé et des amours s’en est rajouté une, plus obsédante. L’année prochaine.

Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ? Et où ? Est ce que je connaîtrais des gens ? Est ce que ça me plaira ? Et surtout, est ce que je serais acceptée ? Sans parler de savoir si j’aurais mon bac…

Que de questions, plus de réponses encore. Alors j’ère sur le site de l’onisep, attendant peut-être une illumination divine qui ne vient pas.

Et puis je crois que je n’ai pas vraiment envie de rentrer dans le système. Etudier, puis travailler. Avoir un salaire, des responsabilités. Métro Boulot Dodo. Ne plus penser. Ca me fait peur. Alors quand à coté de ça en philo on regarde des reportages sur des gens qui ont décidé d’arrêter de travailler et qui le vivent très bien, j’ai comme une grosse flemme.

Puis je me reprends, je continue mes recherches, guettant un éventuel signe d’existence d’un être supérieur. Jusqu’ici, rien à signaler.

Demain, peut être.

A suivre...

Posté par Woops à 20:32 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 décembre

#91 « Que d’hommes se croient vertueux parce qu’ils sont austères, et raisonnables parce qu’ils sont ennuyeux ». Stendhal

Un peu, beaucoup.

Passionnément,
je plaide la folie.


---

Posté par Woops à 21:03 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 09 décembre

#90 Shooter dans les flaques.

JAPD. Des histoires d’avions, de missions, tout ça. Manger. Julie et Florie. Le monde si petit. Des bâtiments, on dirait l’URSS. Rire, un peu, pas trop. Des au revoirs.

Allô allô. Bouteilles et parapluie. Seigneur des anneaux, le retour du roi. Planer, rire. Chutt.

Retour sous la pluie. Quelques pauses de temps en temps, le temps des déclarations. Juste histoire de.

Et puis s’en vont.

Le reste, je le range dans ma tête, pour pas le perdre. Et je le garde, juste pour moi.

Posté par Woops à 18:35 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 06 décembre

#89 Imparfait du subjonctif.

doisneauLes années passent, et le père noël n’existe décidément pas. Pourtant, Noël reste à jamais une époque magique. Celle de la foule et la buée quand on parle. Celle des extrêmes, ces extrêmes que j’aime tant. Du chaud du froid. De la lumière et du soir. Tout ça.

Noël, c’est l’époque où on peut croire tout ce à quoi on s’interdit de penser le reste de l’année. Il suffit d’un peu d’imagination. Et quand on en a pas, on peut toujours faire semblant.

Croire aux cadeaux, aux sapins et aux cheminées. Croire aux petites boites brillantes avec des chocolats dedans. Croire aux papiers multicolores, savoir que malgré le froid, il reste du chaud et du moelleux en ce monde. Se laisser envoûter un peu, et lâcher prise. Comme de grands enfants. De grands enfants qui jouent aux gens sérieux le reste de l’année.

Je veux pas que ça s’arrête. Je veux que ça reste toujours comme ça, la vie. Lui, elle, au milieu de la foule pressée des gens de ma vie. Je voudrais que ce soit toujours aussi coloré, aussi drôle et léger.
C’est ça qui est merveilleux. Quand notre vie, l’affaire la plus importante qu’on puisse rater ou réussir, eh bah quand cette affaire elle perd les pédales, tellement elle est bien. On se laisse mener par les lumières et les odeurs de barbe à papa.
Et on oublie le reste, tout simplement.

Posté par Woops à 18:43 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 02 décembre

#88 Vous avez - un - nouveau message.

Sans_titreJ’ai envie de légèreté en veux-tu en voilà, envie d’écrire des choses insensées sans pouvoir m’arrêter, comme avant. Des histoires de monstres et de lumière, de musique et d’espaces, un truc qui fait rêver, même quand il fait froid. Qu’il fasse nuit, puis jour, qu’on s’en fiche. J’ai envie d’écrire la légèreté mais je n’y arrive plus.
Ma vie est en binaire. Un jour je vais bien, un jour non. Ca correspond sûrement aux jours où je le vois. C’est étrange. Ca me fait comme un vide, quand il fait beau et puis plus du tout. Et d’un coup le soleil m’inonde, et je n’y pense plus. Il n’y a que deux saisons depuis que je le connais.
Je rêve de Paris, aussi. Son côté gris au milieu des lumières, ou le contraire. Les touristes qui parlent toutes les langues, qui prennent des photos, qui nous bousculent. Faire partie d’eux, juste pour quelques heures, et faire comme si. Comme si on pouvait tout quitter, comme ça, d’un claquement de doigt. Attraper un train, n’importe lequel, et partir, loin.
Sauf qu’au bout de quelques heures, je reviendrais, des lumières pleins les yeux, le sourire trop grand pour mes joues, sa main dans la mienne. Et j’irais bien, pour quelques mois encore. Jusqu’à me rendre compte encore une fois que l’air manque, dans les environs d’Orléans.
Et sa main toujours dans la mienne, on repartira. Parce qu’il n’y a que ça à faire, partir, peut-être. Attraper les couleurs, et les ranger précieusement dans sa tête.
Et la légèreté revient.

Melle Léon

Posté par Woops à 17:49 - Jours après jOurs, toujOurs aussi Glamour. - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1