mercredi 26 mars
En aparté.
Il faut que je grandisse.
Vite.
mardi 25 mars
#103
With the taste of your lips i'm on a ride, you're toxic i'm slipping under;
With a taste of poison paradise, i'm addicted to you, don't you know that you're toxic;
And i love what you do, don't you know that you're toxic;
C’est étrange, parfois, d’avoir eu l’impression de descendre aussi bas. J’ai cru, un instant, quelques jours, avoir usé toutes mes cartouches, niveau tuiles. J’ai cru.
A vrai dire, je ne sais pas vraiment si j’ai eu raison, mais l’optimisme est revenu. Timidement d’abord, il a toqué à la porte, a demandé à rentrer, est ressorti plusieurs fois acheter du pain et des clopes. Mais au final il est là, s’est installé, et grandit peu à peu.
Vous pouvez trouver que je me remets rapidement. A vrai dire moi même je trouve ça bizarre. Et puis tant pis. Ou tant mieux. Bref, on verra à l’avenir.
J’ai plus envie de me prendre la tête, plus envie de faire des sacrifices, plus envie d’être déçue. Je veux m’amuser, rire, oublier. Et à vrai dire, j’y arrive plutôt bien pour l’instant.
Je suis allée à l’anniversaire de la, maintenant majeure, Barbara. C’était chouette, vraiment. A vrai dire, ça faisait longtemps que je m’étais pas sentie aussi bien. Vraiment.
Bon maintenant je suis malade, et j’ai eu mal au crâne deux-trois jours. Mais vraiment, bien. Surtout le gâteau au chocolat :)
J’ai eu mon code.
Clap clap clap.
Certaines mauvaises langues diront qu’il était temps. A celles là je répondrais que mieux vaut tard que jamais. Et puis fuck aussi.
> Sur ce je vous laisse avec mon coup de cœur du moment (la chanson qui a tourné en boucle toute la soirée). Toxic en version Yael Naim, les paroles et la voix sont.. brrr.dimanche 16 mars
#102
Elle ment encore, contourne le problème, critique, et bave tant qu’elle le peut sur les autres, inaccessible.
Moi qui pensais avoir tiré un trait sur elle, je suis déçue, plus encore que la dernière fois.
Elle utilise de jolies phrases pleines de jolis mots, de jolies phrases qui ne veulent rien dire, elle est hypocrite,
Et moi qui lui en voulait avant,
Elle m'indifère maintenant.
mercredi 12 mars
#101 A part ça.
Les bons points et les belles images de l’école. Des cartes postales avec des phrases griffonnées de travers et des fleurs dessinées. Des contrats, des pactes d’amitié pour toujours. Quelques photos, des lettres et des déclarations plus ou moins sincères.
Hier j’ai fouillé ma vie. Au début, froidement, plus par hasard qu’autre chose. Et puis on retombe sur un mot tout froissé. Une écriture toute ronde et toute attachée, des phrases bourrées de fautes d’orthographe.
En refermant la boite pleine de poussière, un peu plus d’une heure après, j’ai eu pour la première fois de ma vie l’impression d’avoir réellement vécu. Avant mon passé paraissait flou : ne restaient que quelques images rapides, rien de concret, rien de futile. Et là, tout ça qui me rappelle que je n’ai pas vécu que des trucs capitaux, que j’ai oublié des détails, des trucs géniaux.
Une photo d’anniversaire, j’avais six ans et deux dents en moins. Les mots qu’on passait en classe, « ouh la menteuse elle est amoureuse ». Des pubs de magazines qui me faisaient rêver. Une carte pokémon (personne n’est parfait). Un petit cahier d’histoires. Une autre photo, le zoo national de Madrid. J’avais huit ans et deux amoureux.
Je ne sais pas vraiment comment conclure. Est ce que se souvenir est positif ? Est ce que c’est une bonne idée de garder tout ça ? Certainement. Enfin, je crois.
Parce qu’on a pas vécu que des trucs mémorables et que parfois c’est merveilleux de se dire que cette écriture mal assurée, là sur un cahier, c’était nous qui imaginions les mésaventures de lapins imaginaires. J’arrive pas vraiment à expliquer ce que je ressens à ce moment là. Peut être l’impression d’exister, que tout ça n’est pas qu’une vaste blague. Oui. Ca doit être ça.
photo: Le Paris de Melle Léon
mercredi 05 mars