Un jour les kalachnikovs lanceront des fleurs.

De l'AmOur. Avec des frites s'il vous plait.

dimanche 20 avril

My baby don't care for shows
My baby don't care for clothes
My baby just cares for me

'cause i put a spell on him.

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mercredi 26 mars

En aparté.

Il faut que je grandisse.
Vite.

Posté par Woops à 19:29 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 20 janvier

Quand j'serais grand j'serais astronaute.

            En fait on est justes des mômes un peu éberlués par tout ça. On fait comme si on s’en fichait, comme si on était grand. On s’promène dans les bois en pleine nuit, on roule vite, on vit à cent à l’heure, tout ça pour se prouver qu’on a peur de rien. Alors qu’au fond, tout au fond, on est morts de trouille. C’est trop grand le monde. Il y fait froid. Et les gens y sont gris. On serre les dents, on ferme les yeux. On avance à l’aveuglette, en espérant ne pas trébucher. On attend d’être grand, dans le noir. Et on écoute de toutes nos oreilles, au cas où quelqu’un viendrait nous taper sur l’épaule pour nous dire que ça y est, t’es grand, bienvenue.  Mais personne ne vient jamais. Et quand finalement on rouvre les yeux, on a toujours peur, et rien n’a changé. Enfin rien, peut être pas. Maintenant, nos joues sont ridées, nos mains tremblent.

Tandis qu’au fond, tout au fond, le môme ferme toujours les yeux, en attendant. 

Posté par Woops à 20:24 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 décembre

#91 « Que d’hommes se croient vertueux parce qu’ils sont austères, et raisonnables parce qu’ils sont ennuyeux ». Stendhal

Un peu, beaucoup.

Passionnément,
je plaide la folie.


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Posté par Woops à 21:03 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 25 novembre

#86 Petite Prostate deviendra grande. Une histoire de pingouins dans les champs et d'hivers méchants.

Sans_titreMême si c’est fini.

Même si derrière les sourires et les déclarations ne se cache plus qu’une grande hypocrisie.

Même si on dérive peu à peu et que personne ne fait rien.

Même si on a traversé ensemble des choses si lourdes et si dures.

Même si j’ai partagé avec vous des moments magnifiques, des petits bouts d’éternité que je range précieusement.

Même si j’ai perdu les mots qui « vous filaient des frissons dans le dos ».

Même si tout ça et encore bien d’autres choses, nous sommes toujours là, enfermées dans nos vies, incapables de se parler avec l’insouciance d’avant. J’aurais voulu ne pas pleurer samedi soir. J’aurais voulu m’en foutre, me dire que tout ça ne nous concernait pas. Mais ça aurait été mentir.

Les Prostates c’est fini. Mais nous sommes toujours là à compter les miettes de tendresse. Et il en reste, des milliers.

Vous avez toujours été importantes à mes yeux, et ça a beau être fini, ce pont entre nous cinq, vous le restez. Alors ne faisons pas comme si de rien n’était. Qu’on se voit, qu’on rit, en tant que Prostates ou non, peu importe l’appellation pourvu qu’il y ait du soleil.

Posté par Woops à 14:58 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 21 octobre

#82

J’ai perdu la tête, aux environs d’un petit trou paumé.

Quelque part vers minuit.

Si vous la retrouvez, merci de me contacter.


Posté par Woops à 20:10 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 19 octobre

#81 Niaiserie du jour, bonjour.

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C’est juste une histoire de pâte à modeler. De la bleue pour faire un garçon, de la rose, pour faire une fille, avec une jupe. Du vert pour faire les arbres autour, du blanc les maisons, du bleu pour le ciel, mais lui faut pas le faire après on voit plus rien, et puis le ciel on peut pas le toucher toute façon. Dessiner dans l’air des ondes entre eux, sans pâte à modeler car ça n’a pas de couleur. En fait c’est juste une histoire de pâte à modeler. Vous savez, tomber amoureux.

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Posté par Woops à 20:46 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 24 septembre

#74 On.

Bon, les enfants, l’heure est grave. Oui, je sais, je dis ça tout le temps, mais là j’vous jure, c’est vraiment le cas. Demain j’aurais dix-sept ans. C’est pas que je me sente pleine de plis et de rhumatismes, mais du haut de toutes ces pommes, je commence à avoir le vertige. A me dire que dans un an même pas, au revoir papa maman, bonjour une autre ville, une autre vie. Alors en l’honneur de cette journée que tout le monde dit si particulière, j’aurais pu faire un compte-rendu de mon année, voire de ma vie si j’avais eu le courage. Mais un an, c’est long, alors dix-sept, n’en parlons pas.
Un an de plus. 365 jours passés à avoir seize ans, et bam, ça change. Comme quoi il existe plus instable que moi.
En gros, je pense qu’on pourrait diviser la vie en quatre :
Les amis.
Les amours.
Les études-jobs.
La famille.

Et autour de cette quatre pôles principaux, gravitent des centaines de satellites.
   Cette année, il y aura eu Elle. Une vraie perle. Même si je pourrais ajouter, banalement, que des fois ça colle un peu moins, je l’aime autant que Winnie aime le miel. C’est même plus de l’amour, c’est de la rage. Océane.
   
Et puis il y a eu Elles, aussi. Les autres Prostates. Toutes différentes, toutes si tordues au final. Toutes ces filles que j’aime, chacune à leur manière. Nora, Charlotte, Barbara.
   
Il y aura eu Lui. Qui aura un peu changée ma vision de certaines choses, que j’aurais engueulé en rêve plusieurs fois, mais qui au final, reste immuablement un pilier de ma vie. Théo.
   
Il y aura eu un autre Lui. Plus immuable encore peut être, parce que je n’imagine pas ma vie sans lui. Même si officiellement nous ne sommes plus rien l’un pour l’autre. C’est vrai quoi, je tiens à lui, il est chiant parfois, mais c’est comme ça, il est important, c’est tout. Nathan.

   Il y aura eu cette petite Fille bouclée, dont je suis un peu plus fière chaque jour. Ma soeur, de coeur, de tout. Edwige.

   Il y aura eu Eux, les garçons on appelle ça. Tous fugaces, ils ont traversé ma vie telle des fourmis le périphérique, et comme leurs acolytes minuscules, ils se sont faits écraser, éjecter. Le cycle de la vie on appelle ça.
   
Il y aura eu tous ces gens qui auront remplie ma vie de leurs rires, de leurs couleurs. Des tas de gens, qui n’ont rien à voir les uns les autres. Mes bandes, comme je dis des fois. Ils sont juste là, et c’est bon.  Marie la clOche, Teuz, Marine, Morta, Vince, Fab…
   
Mes parents, mon chat. Qui est au régime, soit dit en passant. Là je crois qu’il n’y a rien à dire, ou si peu. Qu’il vaut mieux taire.
   
Ah ! la 1èreS. Je l’ai haïe celle là. Elle est restée un peu, puis elle est partie. Genre vexée. Et moi, un peu moins naïve que l’année dernière, je n’ai pas re-signé. Non mais oh.

Quant aux satellites, mon ciel en est rempli, et c’est très bien comme ça. Des clopes, des litres d’alcool. Des visites chez le médecin, bref tout ces trucs normaux, qui composent les années normales des gens normaux. Et l’année qui commence demain n’y échappera pas.

Anaïs.

PS: Je vais essayer de reprendre le blog, autrement, surement. Voila.

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Posté par Woops à 19:27 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 20 août

#68

On se bouscule de temps en temps. On s’ignore aussi, on ne se comprend pas toujours. J’ai besoin de vous, de nous. Rien que de vos histoires. D’amour. De votre attention. De vos rires qui s’envolent et résonnent dans ma tête. De vos idées un peu folles, de nos rêves sur la comète. De vos bras quand ça ne va pas. Et le reste du temps.

On a beau se critiquer les unes les autres, au fond, on se ressemble. Aussi abîmées les unes que les autres. Aussi peu sûres de nous, de plus tard. Aussi Prostates, quelque part.

prostateshu

Posté par Woops à 19:08 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 18 août

#67 Le chat dans la machine à laver.

Je rigole plus là. Ma vie est bourrée de couleurs depuis hier soir, bourrée de gens vêtus de fripes, qui boivent et fument en refaisant le monde. J’ai eu beau rire plus hier soir qu’en un mois, c’était très sérieux tout ça. On se serait cru autre part, loin, dans un pays qui n’existe pas encore, où la musique est douce et joyeuse, où les conversations nous mènent au petit jour et où la vie est si simple.

Je fais des phrases longues parce que je suis fatiguée. Je n’ai pas dormi la nuit dernière. J’ai parlé, parlé, parlé, l’alcool nous rendant volubile. J’ai parlé encore, au milieu des fumées d’une vingtaine de cigarettes. A des gens autres. Qui m’ont charmés.
C’était hors du temps, hors des lieux, et j’ai du mal à décrire. Il y a tant de choses à dire, justement. Trop. Je ne sais pas par où commencer, c’est peut être ça, qui fait que cette soirée fut merveilleuse, indescriptiblement parfaite.

Il y a eu le début, quand les langues se délient au fil des verres.
Revoir des gens qui nous fascinent sans qu’on les connaisse. Et d’autres qu’on aime. Les deux.
Les heures de discussion. Avec Le Grand. Avec Théo. No’. Cha. Et Lui.
Ses yeux, sur le balcon, le canapé, un peu partout, je ne voyais qu’eux.
Son sourire caché derrière une clope, son regard si franc quand il joue le macho pour m’énerver.

Ses soupirs quand on évoque des sujets douloureux, son rire quand je les détourne.
Cette chanson dont je ne sais ni le titre ni le chanteur, qu’il m’a faite écouter.
A chaque silence, un nouveau voyage, une longueur d’ondes.
Les étoiles, encore une fois. Elles me poursuivent.
Tous ces trucs gentils, dits à demi-mot, tout bas.

Puis tout le monde dort, sauf trois pelés et deux tondus. Alors on a fait des crêpes, à quatre heures, juste pour nous. Puis à  six heures, partir sur les routes dans des bagnoles qui avancent à peine.
Rouler vite, se faire peur, en rire. C’est con parfois de se sentir vibrer.  Le lever de soleil sur la levée, l’herbe mouillée et les tentatives désespérées de communication avec les oiseaux, poissons et autres êtres vivants (pêcheurs compris).
Les petites cuillères bizarres de Morta, qui servent à touiller le café.
Mes cinq sucres rituels.

Et puis le lendemain, tout ranger, tout effacer. Les gens qui partent, les promesses de « s’en refaire une ». The Island, avec les survivants de la nuit. Et le reste, mais après j’étais morte, alors j’ai du mal à me souvenir.

Ce n’était qu’une soirée, ce n’était qu’un état d’esprit, d’une fille comblée qui tombe de sommeil. D’ici demain matin, beaucoup de choses auront changé, y compris le  « Lui ». Mais en attendant, j’écris alors que je me souviens encore de tout, parce qu’hier soir j’ai été heureuse. Pour de vrai de vrai. 

L'autre, jusqu'à demain.


PS: En fait, la chanson, c'était "La Lettre", de Renan Luce.

Posté par Woops à 19:47 - Supercalifragilistic. - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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