Un jour les kalachnikovs lanceront des fleurs.

De l'AmOur. Avec des frites s'il vous plait.

mardi 15 janvier

Faut qu'on parle.

                              « Anaïs, assieds-toi, faut qu’on parle. » Ca commençait toujours comme ça. Comme si parler pouvait arranger les choses. La solution miracle. Tu parles. Mais ils avaient l’air d’y tenir, à leur solution miracle. Alors j’obéissais en soupirant. Et j’attendais encore et toujours la semonce qui se cognait contre les murs de la cuisine, et n’allait pas tarder à tomber.

J’aurais pu choisir de détester mes parents. Pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils avaient fait il y a dix-huit ans. Me créer, moi, être instable incapable de communiquer. Me transmettre leurs yeux, et par la même occasion leurs défauts. Je hais le monde, le monde me hait. Ce genre de conneries adolescentes.

A vrai dire, je ne les détestais pas, au contraire. Ils étaient mignons, avec leurs défauts tellement latents, l’inconscience de leur imperfection. Evidemment, comme tout le monde, ils vous diront que personne n’est parfait. Mais n’accepteront jamais d’avoir tord.

Mes parents, je les aime. Tout d’abord parce que ce sont mes parents. Bah oui, dit comme ça, ça paraît con. Mais vu le nombre de fois où ma mère m’a dit que je ne pouvais pas dire « ça » de mon père pour la simple et bonne raison qu’il est mon géniteur, ça à l’air de compter. Ensuite, parce qu’ils m’aiment. Oui, ça compte aussi. J’ai grandi dans un environnement que l’on pourrait qualifier de sain. Une maison, à la campagne, des parents bio gauchistes. Le rêve. Et rien que pour ça, je crois qu’ils méritent ce qui fait que plus tard, à l’hospice, je viendrais les voir de temps en temps : l’amour filial. Enfin, parce que malgré mes efforts désespérés pour ne pas leur ressembler, les gènes ont bien fait leur travail. Il paraît que j’ai les qualités de ma mère, et les défauts de mon père. A traduire par : je suis une grande optimiste très sympa. Mais très grognon, et un peu égocentrique sur les bords. 

Tout ça pour dire, je ne les détestais pas. Ils avaient juste le don de m’énerver de temps en temps, avec leurs manies et leurs phrases toutes faites. Mais bon, c’étaient mes parents, et ils ressemblaient à beaucoup d’autres parents. Alors évitons le stéréotype du « si j’avais pu choisir, je vous aurais pas choisi », parce qu’avec des si, on aurait mis Paris en bouteille. Après tout, on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, ni les trottoirs d’Alger ou d’ailleurs pour apprendre à marcher. Etre né quelque part, blablabla.

Bon, revenons en à la cuisine. J’étais assise, ou plutôt affalée sur ma chaise, et j’attendais que la sentence tombe. Qu’est ce que j’ai bien pu faire encore… ?

« On va se séparer »

Oh, merde.

PS: Ceci est une fiction plus ou moins réelle, mais c'était il y a des années. Merci à ceux qui se sont inquiétés, mais non, ça va.

Posté par Woops à 21:06 - La gazette. - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mardi 27 novembre

#87 Parfois ça arrive.

Et si on construisait des cathédrales en allumettes.

Et s’il neigeait des chamalows.

Et si on partait loin, très loin.

Et si demain il y avait du soleil.

Et si en fait on crevait pas tous à la fin.
Et si ta gueule je t’aime.

Posté par Woops à 20:14 - La gazette. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 22 août

#69 Mpff.

Parfois, je me dis que les hommes sont maso.

Posté par Woops à 13:58 - La gazette. - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 25 novembre

Wesh moi j’viens de la téci, du 9.2., c’est « Neuhlli » !

Selon les médias, l’insécurité est partout. L’insécurité par-ci. L’insécurité par là. L’insécurité à gauche, l’insécurité à droite. L’ insécurité un peu, l’insécurité beaucoup. Mais surtout passionnément et à la folie, ça fait grimper les ventes.

Alors évidemment, dans sa volonté de bien faire, le petit Nicolas a trouvé, en exclusivité pour vous, la solution à tous vos problèmes : il suffit de repérer les délinquants dès le berceau ! C’était si simple, pourquoi personne ne l’a t-il proposé ?

Peut être parce que tout le monde il est con. Ou peut être tout simplement parce que cette idée est totalement, mais alors là totalement absurde.

Vous savez, moi, si j’étais née sous le règne du petit Nico, eh bah moi, je serais fichée. Ouais ouais. Je sais j’ai honte, mais à la maternelle, j’adorais mettre du sable dans les cheveux des autres. C’était mon hobby. Et encore, je serais une des seules dans ce cas, l’idée aurait pu paraître un peu plus potable. Le problème, c’est que nous avons tous en nous un côté « délinquant » qui se révèle forcément un jour ou l’autre. Par conséquent, nous pouvons tous êtres repérés, fichés, classés, dès le plus jeune age, tels des meurtriers-violeurs-zoophiles .

Mais où s’arrête le naturel et où commence la délinquance ? Ce n’est pas le petit Nico qui nous le dira. Ni les millions de dossiers qui fichent un tiers de la population française.

Si on part du principe que chaque enfant ayant des comportements étranges envers les autres est un potentiel futur prisonnier, autant commencer tout de suite à bâtir des murs aux frontières : et la France deviendra la plus grande prison du monde.

Pour un monde plus beau, un monde plus juste, un monde en noir et gris.

Posté par Woops à 20:39 - La gazette. - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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